-Vieux conte hébreu




Pour ceux qui ne sont jamais contents de leur sort:

Il était une fois un petit tailleur de pierre qui en avait assez de s’épuiser à creuser la montagne sous les rayons de soleil brûlants.
« J’en ai assez de cette vie. Tailler, tailler la pierre, c’est éreintant… Et ce soleil, toujours ce soleil ! Ah ! Comme j’aimerais être à sa place, je serais là-haut tout-puissant, tout chaud en train d’inonder le monde de mes rayons », se dit le tailleur de pierre.
Or, par miracle, son appel fut entendu. Et aussitôt le tailleur se transforma en soleil. Il était heureux de voir son désir réalisé. Mais, comme il se régalait à envoyer partout ses rayons, il s’aperçut que ceux-ci étaient arrêtés par les nuages.
« A quoi ça me sert d’être le soleil si de simple nuages peuvent stopper mes rayons ! s’exclama-t-il, si les nuages sont plus forts que le soleil je préfère être nuage. »
Alors il devient nuage. Il survole le monde, court, répand la pluie, mais soudain le vent se lève et disperse ce nuage.
« Ah, le vent arrive à disperser les nuages, c’est donc lui le plus fort, je veux être le vent », décide-t-il.
Il devient donc le vent, et il souffle de par le monde. Il fait des tempêtes, des bourrasques, des typhons. Mais tout d’un coup, il s’aperçoit qu’il y a un mur qui lui barre le passage. Un mur très haut et très dur. Une montagne.
« A quoi ça sert d’être le vent si une simple montagne peut m’arrêter ? C’est elle qui est la plus forte ! Je veux devenir une montagne »
Alors, il devient montagne. Et à ce moment, il sent quelque chose qui le tape. Quelque chose de plus fort que lui, qui le creuse de l’intérieur.
C’était un petit tailleur de pierre qui creusait la montagne…

Vieux comte hébreu

-Un toit pour les abeilles, la vie des abeilles




La vie des abeilles

Abeille

La durée de vie d’une abeille dépend de divers facteurs. Les abeilles ouvrières ont une durée de vie de seulement six semaines pendant la saison de production de miel, lorsqu’elles trouvent une nourriture riche et abondante. Elles stockent du nectar, alimentent les larves et produisent du miel. Cependant, la mort d’une génération d’ouvrières ne fait pas disparaître toute la colonie.

La durée de vie d’une colonie d’abeilles dépend de la survie d’une variété. Si seulement la reine vit, par exemple, une colonie ne peut survivre, car elle ne peut pas produire du miel ou polliniser les fleurs.

Une colonie d’abeilles est une société organisée en trois castes adultes: les reines, les ouvrières et les faux-bourdon. Chaque caste a certaines responsabilités pour la préservation de la ruche. Les reines, qui sont responsables de la production et de la ponte d’œufs, vivent pendant une moyenne de deux à trois ans, mais certaines vivent jusqu’à cinq ans. Les reines peuvent mourir plus tôt, car les apiculteurs les changent de ruches fréquemment. Une seule reine ponds des milliers d’œufs tout au long de sa vie.

Les reines produisent des œufs non fécondés qui le seront par les faux-bourdons. Le but principal d’un faux-bourdon est de s’accoupler avec la reine, et leur durée de vie se rapporte directement à cette tâche. Si un faux-bourdon mûr s’accouple avec une reine, il mourra peu de temps après. S’il échoue dans le vol d’accouplement, le faux-bourdon sera éjecté de sa ruche à la fin de la saison estivale et finira par mourir de froid ou de faim.

Les abeilles ouvrières sont les plus petits membres de la colonie, mais ont le plus grand nombre d’individus: une ruche peut contenir de 20 000 à 80 000 ouvrières. La durée de vie des abeilles domestiques varie de cinq à sept semaines. Les premières semaines de la vie d’une ouvrière sont passées à travailler dans la ruche, tandis que les dernières semaines sont consacrées à la recherche de nourriture et à la collecte de pollen ou de nectar.

La durée de vie de l’abeille est également déterminée par la consommation de pollen et l’abondance des protéines, mais aussi par leur niveau d’activité. Les reines, qui passent leur vie à pondre des œufs dans la ruche, pourraient vivre pendant plusieurs années; les ouvrières qui travaillent pendant la saison mellifères ne peuvent pas survivre aussi longtemps.

Un toit pour les abeilles

Parrainer une ruche, c’est agir concrètement pour la sauvegarde de l’abeille en créant une nouvelle colonie.
Parrainez une ruche pour sauver les abeilles et recevez votre miel.

Voir le site Un toit pour les abeilles

-Lavoir de la Mère Denis




J’ai retrouvé le lavoir de la Mère Denis en Normandie.

La Manche

Ce lavoir a été construit au début du XXe siècle en bordure de la rivière Gerfleur dans le village de Tôt sur la commune de Barneville-Carteret dans la Manche. C’est l’un des lavoirs les plus connus de France car il a servi de décor à un film publicitaire pour une marque de lave-linge. A l’origine il n’avait pas de toiture, celle-ci a été ajoutée en 1972 pour les besoins du tournage. Le lavoir était muni d’un système de vanne à crémaillère pour le curer. Il a  été restauré en 1999. En période de crue du Gerfleur le lavoir est inondé et seule sa toiture reste visible.
Le village du Tôt (« Tôt » signifie « village en longueur », en scandinave) regroupe plusieurs maisons anciennes, du XVIIe au XIXe siècle, demeures traditionnelles des pêcheurs et laboureurs.
La mère Denis
La mère Denis, de son vrai nom Jeanne LE CALVE, naît le 9 novembre 1893 à Kerallain, petit hameau près de Pontivy, dans le Morbihan.
Dans les années 30, elle s’installe au hameau du Tôt et occupe un emploi de garde-barrière jusqu’en 1939-40. C’est à cette époque qu’elle devient « lessivière » comme on dit dans le Cotentin. En 1972 un publicitaire parisien, en charge de lancer un nouveau lave-linge, se souvient que dans le village de ses grands-parents où il passait ses vacances, vivait une lavandière appelée la « Mère Denis ». Il comprend que pour convaincre le public qu’un lave-linge lave et rince bien, rien ne vaut l’image de qualité du travail d’une authentique lavandière. Et la « Mère Denis » incarne parfaitement ce savoir-faire!
Après une campagne publicitaire dans les journaux, arrivent les films à la télévision. Grâce aux tournages, le lavoir retrouve un certain regain. La « Mère Denis » devient rapidement célèbre et en 1976 un livre lui est consacré. Ce qui lui vaudra de passer à l’émission « Apostrophes » de Bernard Pivot.
La « Mère Denis » n’a jamais eu de lave-linge!
En 1980, elle cesse ses activités de lavandière, quitte le hameau du Tôt et s’installe à la maison de retraite de Pont-l’Evêque en 1982. Elle y décède en 1989 à l’âge de 96 ans.

-Histoire de la moule de Bouchot



La mytiliculture découverte par hasard…

Plusieurs histoires circulent autour de la moule de Bouchot.

La plus probable remonte au XIIIe siècle. En l’an 1235, le navigateur irlandais, Patrick Walton, fait naufrage dans la baie de l’Aiguillon en Vendée. Pour ne pas mourir de faim, il installe en mer des pieux de bois entre lesquels il tend des filets de pêche afin d’attraper des oiseaux. Il remarque alors que ses pieux se couvrent de petites moules qui grossissent plus vite que les moules sauvages.
La culture de la moule sur Bouchot était donc née.
Le terme de Bouchot vient probablement des deux mots gaéliques bout « clôture, haie » et chot « bois ».

Culture de la moule de Bouchot

La moule de Bouchot doit passer par plusieurs étapes de culture pour porter l’appellation.
A leur naissance au début du printemps, les bébés moule se fixent sur des cordes horizontales tendues entre des pieux, c’est le captage. Puis les cordes sont installées sur des potences en bois pour que les naissains s’y développent jusqu’à la fin de l’été.
Puis au mois de septembre, l’élevage commence: les cordes remplies de naissains sont enroulées autour des Bouchots. Les moules y grandissent pendant l’hiver et le printemps suivant.
Une année au moins est passée et c’est la cueillette. Les moules sont cueillies entre mai et février et peuvent être consommées.

Qualité du produit

La qualité des eaux littorales et des secteurs de production mytilicole est constamment surveillée par l’Etat français (Ifremer et Affaires Maritimes).
Récemment, la moule de Bouchot a obtenu le « Critères Qualité Certifiés » qui impose les trois règles suivantes:
– moules élevées sur estran durant six mois minimum
– taux de chair garanti
– traçabilité garantie de la naissance au lieu de vente

La moule de Bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel bénéficie du label AOC.

Apports nutritionnels

La moule de Bouchot est très riche en calcium, magnésium, fer, zinc, sélénium, iode et des vitamines B8, B12, et E.

Les photos ont été prises au Havre de la Vanlée « les Salines » sur la commune de Bricqueville-sur-mer (50).